Il y a des souvenirs qui ont quatre pattes. Tout commence par la place qu’ils prennent dans nos vies. Le meilleur ne devrait pas être hors de portée. L’élégance des choses qui servent vraiment. Ces petites galères que l’on connaît si bien. Choisir avec attention, proposer au juste prix. Une marque pour la vraie vie. Ce que nous voulons construire. Ce que nous voulons construire
Il y a des souvenirs qui ont quatre pattes.
Une porte qui s’ouvre sur le jardin. Le bruit d’une laisse que l’on décroche. Un museau froid dans le creux de la main, un matin où l’on aurait préféré rester sous la couette.
Pour certains, c’est le chien de l’enfance. Celui qui attendait derrière le portail au retour de l’école, prêt à nous accueillir comme si quelques heures avaient été une éternité. Celui à qui l’on confiait ses petits chagrins, assis sur le carrelage de la cuisine, sans avoir besoin de trouver les bons mots.
Pour d’autres, cette histoire a commencé plus tard. Dans un premier appartement, au détour d’une rencontre ou le jour d’une adoption. On avait préparé un panier, choisi une gamelle, fait un peu de place. On ne savait pas encore combien ce nouveau compagnon allait en prendre dans notre cœur.
Et puis les habitudes se sont installées.
Les promenades du dimanche. La place près du canapé. Les poils sur un manteau sombre, que l’on enlève en soupirant avant de sourire. Cette façon de parler de lui comme d’une personne que tout le monde connaît.
Sans grand discours, sans même que l’on s’en rende compte, un chien est devenu notre chien. Puis un membre de la famille.
C’est de ce lien qu’est né Citachien.